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vendredi 28 décembre 2012

La puissance de Dieu dans une gare


Je pense que nous sommes nombreux à avoir arpenté les quais des gares ces derniers temps… Pour Noël, on court souvent retrouver ses proches, sa famille, et c’est justement ce que j’ai fait, il y a de ça quelques jours…
En repartant de mon pays natal, j’avais une heure à perdre dans une gare, rien à faire pendant une heure. Dit comme ça, l’idée parait plutôt séduisante, ne rien faire pendant une heure… Mais finalement, la foule qui foisonnait autour de moi fut plus forte que ma paresse et l’heure à ne rien faire se transforma en heure de spectacle. Assise par terre sur mon sac de voyage, je n’avais qu’à ouvrir les yeux et écouter, pour comprendre à nouveau la puissance de l’Evangile. Si, si j’ai bien parlé de la puissance de l’Evangile ! Vous allez comprendre…
Tout commença par ce charmant petit tableau de vie : deux vieilles dames chapeautées et gantées s’avançait élégamment vers le tableau d’affichage de départ des trains:
« - Quai E, regardez Mademoiselle M***…
-Oh chère amie, je vous remercie. Sans vous je n’aurais pas trouvé… 
-RAK POUFF ! »
Cette saynète assez désuète, mais au demeurant sympathique, fut perturbée par ce bruit de crachat. Instinctivement, j’ai alors tourné la tête et vu un ado. Sans surprise celui-ci commença à râler après sa mère : «  mais c’est trop badant d’aller chez ta mère, m’man… », la mère désabusée dirigea son regard vers un tas de valises et de skis derrière lequel se cachait probablement le père : « Chéri, fais quelque chose je n’en peux plus… » Et c’est ainsi que j’ai entendu, pour la première fois de ma vie, parler une montagne de valises : « A****, tu entends, arrête de faire chier ta mère !!! ». A ces mots, vu la situation, un fou rire me fit détourner mon regard et une autre histoire s’offrit à moi : les fameux amoureux ! Ceux-là n’étaient pas assis sur un banc public, mais ils avaient une « gueule  bien sympathique » ! Leur bonheur se lisait dans leurs yeux… Ils sont toujours présents ces amoureux dans les gares. On ne sait pas où ils vont, s’ils seront encore ensemble d’ici un an ou deux, s’ils se quittent ou se retrouvent… La seule certitude que j’avais en les voyant à cet instant précis de leurs vies, c’était leur joie d’être ensemble !
Soudain une odeur de parfum sucré et très présente me fit sortir de cette ambiance romantique : c’était celle d’une femme d’une cinquantaine d’année, maquillée de couleurs vives, toute vêtue de léopard. Elle marchait avec ses talons aiguilles de long en large en cherchant sans avoir l’air d’attendre réellement quelqu’un… et surprise ! Un jeune homme cravaté, tiré à quatre épingles, s’avança vers elle : « Maman… allez viens ! ». Cette mère et son fils semblaient très différents en apparence, rien ne pouvait me faire soupçonner leur lien filial ! Et pourtant… à l’arrivée de son fils, la femme plutôt vulgaire qu’elle représentait pour moi jusqu’alors, prit un air nouveau : celui d’une mère tendre, ravie et fière de revoir son fils…
Puis, vint le passage de cet énigmatique voyageur. Il existe dans toutes les gares… Il est difficile de lui donner un âge, de dire aussi ce qu’il pense, s’il a une famille, une seule chose est sûre, c’est un baroudeur ! Dans son regard, on peut lire l’aisance mais aussi le bien être qu’il a de se trouver ici, dans ce lieu de transit. Rien en lui ne paraît extraordinaire ou inconnu, c’est un homme qui vit de voyages et les attend…
Quelques minutes de rêves et de voyages plus tard, me voici interpellée de nouveau par deux autres personnages, avec l’arrivée de deux petits bonshommes, chapeautés d’un borsalino, moustachus, ce qui leur donnait un vague air de Popeck… Ils sont passés, sans rien dire, sans s’arrêter pour attendre un train ou venir chercher quelqu’un. Ils sont simplement passés sous mes yeux, mais leur présence, leur allure gentiment comique fait que je les ai remarqués.
A cet instant, après avoir prêché la veille et l’avant-veille sur la Bonne Nouvelle, l’arrivée du Christ dans nos vies, la grâce de Dieu qui nous était donnée par lui, une question envahit mon esprit : Comment comprendre cette grâce infinie de Dieu face à cette diversité de modes de vie, d’êtres que m’offrait ce lieu de voyages ?
Je suis toujours mal à l’aise quand on me parle de la toute-puissance de Dieu, pour moi Dieu n’est pas un superman, un magicien ! Mais être dans cette gare m’offrit une autre perspective, celle d’une puissance divine qui peut tous nous reconnaitre, nous chercher, nous aimer… Tous en même temps, la puissance de Dieu nous pouvons la recevoir. Cette grâce donne un autre sens à nos existences : à l’ado qui crache par terre, aux courtoises vieilles dames, au solitaire voyageur, à une mère et à son fils, cette puissance divine vient offrir à chacun de nous le discernement nécessaire pour nous guider vers notre unique et véritable chemin de vie. C’est cela qui rend Dieu puissant, sa capacité à susciter, écouter, diriger, des vies si différentes et complexes…
Comme dans une gare, nous pouvons répondre à cette puissance divine à notre manière : certains prendront le temps de la réflexion pour répondre, anticiperons leur « départ » pour dialoguer avec Dieu. D’autres, les inconditionnels pondérés, « maître du temps » arriveront à écouter Dieu et à lui parler dans les temps. Sans jamais prendre le risque de rater l’occasion. D’autres répondront à la dernière minute, comme lorsqu’on saute du quai sur la première marche du train, avec toute l’excitation et le risque de rater son train, que cela représente.
Heureusement dans cette histoire de voyage vers Dieu, il n’y a pas d’heure juste, parfaite pour arriver ou pour repartir…
AP

mercredi 17 octobre 2012

L'Amicale, année nouvelle

Il y a une semaine avait lieu l'élection des nouveaux membres du Conseil de l'Amicale des étudiants de l'Institut protestant de théologie de Montpellier. La preuve, en photos !

Le Conseil
(de g. à d. derrière) Pascale, Dominique, Maxime, Lucas, Claire, Elda, Hélène, Romy, Guy, Anna
(de g. à d. devant) Rémi, Vanessa, Juliane
Le Bureau


L'ancien présidus, l'ancien vice-présidus, la nouvelle présidente, la nouvelle vice-présidente (comme dirait Nicolas, sur deux ans la parité est respectée)

Amicale passation de pouvoir

mercredi 19 septembre 2012

Le Caravage passe


Le musée Fabre de Montpellier accueille actuellement une exposition intitulée "Corps et ombres : Caravage et le caravagisme européen". Nous avions d'ailleurs eu l'an dernier une belle conférence autour de ce sujet (clic). 
Nous avons la chance qu'une visite de cette exposition soit organisée pour les étudiants de l'IPT Montpellier, avec un guide. Elle aura lieu le mercredi 10 octobre à 18h30 (prix d'entrée 3 euros). Pour ne pas manquer cette très belle occasion, merci de vous inscrire au plus vite à la bibliothèque. 

mardi 18 septembre 2012

Journée de rentrée

Hier lundi, c'était la journée de rentrée à l'IPT Montpellier. C'est une de ces journées bien réglées où l'imprévu peut surgir. Un peu comme une prédication. Même si tout est écrit, ce sont dans les souffles imperceptibles que la Parole vient surgir, et ça nous dépasse toujours. 
Une journée bien réglée donc, qui commençait à 9 heures, comme toujours, par le culte de rentrée. Cette année, c'est le vice-doyen, Dany Nocquet, qui donnait la prédication. Deux textes étaient retenus : le jugement de Salomon et l'épisode dit de la femme adultère chez Jean. La loi et la parole, la parole et la loi, l'Evangile qui fait irruption pour bouleverser l'attendu quand la parole se fait Parole et fait barrage  à la violence prévisible... Nous allons cheminer cette année sur ces chemins-là, ceux de la Parole inattendue et toujours surprenante. Lire ces "vieux textes" comme les appelle avec affection Dany Nocquet, ce n'est pas arriver toujours plus près de leur sens exact et définitif, c'est leur donner une chance de nous parler toujours autrement. C'est un risque, mais c'est un pari aussi. Celui que nous faisons tous, étudiants et professeurs, à l'aube de cette nouvelle année universitaire. 
Après le culte, nous avons mis nos mémoires à l'épreuve pour retenir le nom de tous ceux qui chemineront de concert... car il y a beaucoup de nouveaux visages cette année et nous en sommes très heureux. Chacun, dans son parcours singulier, a choisi de venir ici et on le sait, on ne fait pas des études de théologie par hasard... alors le partage est toujours passionnant. D'ailleurs l'Amicale est bien consciente de cela et ça fonde notre action auprès de la communauté étudiante et dans la faculté tout entière. Les adhésions sont d'ores et déjà possibles, rendez-vous à la salle Vincent où des formulaires vous attendent : l'adhésion est à 10 euros pour l'année, au-delà de 10 euros vous serez membre bienfaiteur. 
L'après-midi, après une visite guidée de la fac et de la bibliothèque pour les nouveaux étudiants, Marc Boss, professeur de systématique et de philosophie, menait un atelier de réflexion sur la question "mais c'est quoi au juste, la théologie ?", entouré de ses collègues dans chacun des champs de la théologie telle qu'on l'enseigne (biblique, historique, systématique, théologie pratique). Bonne question... qui appelle des réponses plutôt qu'une seule, et c'est tant mieux !
A partir d'aujourd'hui, les cours commencent, les activités de recherche démarrent, la bibliothèque vous attend les bras grands ouverts. Quant à l'Amicale, elle vous donne rendez-vous dès ce mercredi pour la traditionnelle "fête d'intégration" qui consiste essentiellement à partager nourriture et conversations. Que chacun se sente accueilli ! Les soirées spéciales (ciné, rencontres et débats, etc.) seront annoncées au fur et à mesure. Ceci dit, notez bien que la vie de l'Amicale sera ce que vous en ferez ! Si vous avez des propositions, des envies ou des questions, hélez donc un membre de l'actuelle Amicale ou écrivez-nous (amicale.theo (@) yahoo.fr).

Nous en profitons pour vous indiquer les rendez-vous réguliers : 
  • Tous les lundis, 16h, terrain de sport : volley
  • Tous les lundis, 17h, conversation en Français pour les étrangers
  • Tous les mardis et/ou mercredis, 16h30, terrain de sport : foot
  • Tous les mercredis, 18h : apéro de l'Amicale, à la salle Vincent
  • Tous les jeudis, 9h, à la chapelle : temps de méditation et de prière

Prochaines dates importantes à noter :
  • Mercredi 20, 18h30 : fête d'intégration ouverte à tous, dîner partagé et animation musicale
  • Lundi 8 octobre : rentrée solennelle de la faculté, avec une leçon donnée par notre doyen Michel Bertrand
  • Mercredi 10 octobre entre midi et 14h : AG de l'Amicale (élection du nouveau Conseil et constitution du bureau) puis élection des représentants étudiants au Conseil de faculté et élections aux différentes commissions qui gèrent la vie de la faculté (commission communication, commission bibliothèque, commission culte).

Bonne rentrée à tous et à toutes !

vendredi 31 août 2012

Un jour en colonie...


En ce moment, sur ce blog, nous voyageons beaucoup. Après une escapade dans l’Est de la France, puis en Grèce, je vous propose de vous envoler pour la Lozère. Oui, c’est moins glamour, je vous l’accorde. Mais on m’a souvent posé la question suivante : « tu nous parle souvent de tes camps que tu fais : mais ça se passe comment une journée ? » ainsi, sur ce billet je vous raconte comment se passe une  journée à Grizac, un hameau situé prés de la commune du Pont de Montvert, qui accueille chaque été plus de 100 enfants. Pendant ce mois de juillet, il y a environ 70 enfants, répartis en trois tranche d’âge : 6-8 ans, 9-11 ans, et 11-14 ans. Je m’occupais d’animer ces derniers, les pré-ados donc. Attention, on se projette dans le temps, c’est parti !

« Dring, dring, drinnnnnnnng ! »
« pfffffffff…. »
Dans ma tente, je m’étire : il fait déjà jour, le soleil commence a transpercer la toile. Quelle heure est-il ? Je regarde machinalement l’heure sur mon portable : 7h15. Je retrouve mes vêtements, je m’habille, sort de la tente : le soleil berce déjà, mais il fait un peu frais : on est quand même à 1000M d’attitude…
A 7h30, je retrouve les courageux de l’équipe d’animation et de l’équipe technique pour le Rendez-vous du matin : un partage sur un texte biblique, autour d’un café. Nous discutons et nous prions : indispensable pour que notre journée se passe sous le regard et la protection du Seigneur. 

8h, la majorité de nos jeunes sont levés. Nous tirons les derniers du lit pour le petit déjeuner. 
Après, c’est l’heure du rangement : j’ai de la chance, avec mon groupe, ils sont plutôt grand, donc ça passe. Même si, en ce qui me concerne, je suis loin d’être en modèle là-dessus…

A 10h, c’est la première activité du matin : aujourd’hui, on poursuit les travaux manuels. Toutes les tranches d’âges sont réunies. Dans mon groupe, les enfants approfondissent leurs œuvres d’art en poterie et en terre glaise. Ce qu’ils font est autour des planètes, des étoiles, des galaxies, car c’est le thème de notre camp pour les grands jeux. A la fin, les enfants qui le veulent pourront exposer leurs œuvres à la journée parents (le dernier jour, où tous les parents viendront) et bien sûr, ils pourront repartir avec.
Une heure après, à 11h, c’est le temps spirituel, moment fort de la journée. Il commence, avec tous les enfants et les jeunes par un important moment de chants et de louange. On chante donc plusieurs chants, orientés jeunesse (mais pas uniquement !) accompagnés à la guitare, au piano, aux percussions, voir à la flûte traversière… Ensuite, le pasteur fait une brève introduction sur le thème de la discussion  que nous allons avoir dans les différents groupes. Le fil rouge pour les temps spirituels pendant ce camp est « qui est ce Dieu ? » A travers plusieurs textes bibliques, nous explorons les multiples « facettes » de Dieu et de Jésus. Aujourd’hui, le thème abordé est « un Dieu qui dépasse la mort » nous parlons donc de la mort et de la résurrection de Jésus. Pendant que le groupe des plus jeunes entendent une histoire tirée de celle des brigands sur la croix avec Jésus, mon groupe, celui des pré-ados, s’attable sur le récit de la résurrection de Jésus dans Mc 16, après que l’on l’ai lu. 
Nous débattons par petits groupes sur les questions suivantes :
- la mort de Jésus pour vous as-t-elle un sens ? Pourquoi est-elle importante
-A sa résurrection, comment réagissent les personnes qui sont au tombeau ? 
- Pourquoi les femmes sont-elles mises tant que cela en avant ?
- Jésus nous dit d’annoncer sa résurrection à la terre entière. Est-ce que vous en parlez autour de vous ? Comment ça se passe ?
Ces questions ne sont pas exhaustives bien sûr, elles servent à avoir un fil conducteur dans la discussion. Il est évident que chaque jeune peut parler en toute liberté, ainsi que poser ses questions. Une place est faite à la fin à la prière. On se rend d’ailleurs compte que plus le camp avance, plus les temps de discussion se rallongent. Bon signe !

A 12h15, c’est le repas. Nous le prenons par tranche d’âge séparés. Après le repas, il y a une heure de temps libre ou ils en profitent pour se défouler, puis de 13h30 à 14h30, temps calme, pour les petits dans les chambres, pour les pré-ados près des tentes. Ce temps-là est souvent difficile à gérer, mais il est indispensable, car c’est le moment de la journée où il fait le plus chaud. Il faut prendre également des forces avant l’activité de l’après-midi… Pendant que deux animateurs surveillent le bon déroulement du temps calme, les autres se retrouvent au « café partage »Un moment où l’on se retrouve entre les animateurs et le personnel technique pour chanter quelques chants et entendre un ou deux témoignage de l’un d’entre nous sur sa rencontre, sa relation son cheminement avec Dieu. Aujourd’hui, c’est une animatrice du groupe des petits qui nous raconte qu’elle a décidé de se faire baptiser à la suite d’un rassemblement pour jeunes chrétiens, endroit où elle a redécouvert l’Evangile quelques jours après avoir vu un drame sous ses yeux. Témoignage émouvant.

A 14h30, c’est l’activité de l’après-midi, souvent un grand jeu. Nous partons notre groupe, les pré-ados, dans la forêt après une petite demi-heure de marche. L’activité de l’après-midi est de se préparer au troisième grand jeu qui aura lieu le lendemain. Notre groupe va être le groupe des « méchants » : ils ont volés le moteur à réaction du vaisseau spatial, ce qui empêche les habitants de la planète « vlourp » (planète où nous sommes, dans l’imaginaire) ainsi, nous ne pouvons pas retourner sur terre. Cependant, certains de nos membres sont prêts à négocier, ils peuvent avoir quelques pièces détachés qui peuvent être soudoyées, mais il faut qu’ils les gagnent en attrapant ceux qui les ont, et en les trouvant dans leurs poches. C’est le principe du « douanier-contrebandier » ! Nous avons donc, avec nos jeunes, repérés les lieux stratégiques où se dérouleront le jeu, vu le lancement, attribués les rôles… Et nous avons aussi fait, grand moment, une simulation du jeu ! Divisés en deux groupes, chacun à donc pu jouer les deux rôles. Nous avons donc réalisés un « cocktail explosif » avec des jeunes que nous avons mis en situation de responsabilité, tout en conservant un côté ludique. C’est important pour nos pré-ados qu’ils sentent qu’ils sont mis en valeur !

Après avoir goûter sur place, nous rentrons à la colo, il est 17h passés. Nous avons donc maintenant un temps libre, ponctué du temps des douches. Ce temps-là permet à chacun de souffler mais aussi de créer des affinités et des liens entre jeunes, avec  les animateurs… Les animateurs profitent également de ce temps là pour approfondir la relation avec l’enfant. Par exemple, moi je passe dans un groupe où ils jouent au foot, je tape quelques minutes la balle avec eux. Je vais ensuite voir un autre groupe entrain de chanter des chants accompagnés à la guitare ; nous chantons un peu ensemble. Un passage pour voir si tout se passe bien aux douches, puis je rejoins deux de mes collègues pour faire un point rapide sur la veillée qu’il y aura le soir même.
Déjà 19h : c’est l’heure du dîner. Nous le prenons, puis passons à la veillée. C’est une veillée que nous faisons en commun avec le groupe des grands colons (9-11 ans). Il s’agit d’un tournoi de match d’improvisation théâtrale : les groupes sont mélangés, et chaque groupe tire un sujet au sort, souvent ambigu ( ex : L’incroyable Hulk au sport d’hiver )  et doit le jouer. Ils ont 3 minutes de préparation et deux minutes pour passer sur scène. On rigole bien, quelle imagination peuvent avoir ces enfants ! moi je fais le présentateur, pendant que deux animateurs regardent en surveillant si tout se passe bien, 5 autres personnes sont membres du jury. Une fois la prestation terminée, ils attribuent une note. Les deux équipes ayant la meilleure note jouent la finale.
Voilà, la veillée est terminée. Le groupe des 9-11 ans va se coucher, le nôtre reste un peu, on chante quelque chants, on finit par une prière libre, puis, dans les tentes. Il est un peu plus de 22h. Le coucher c’est souvent difficile : il faut être ferme, dans les tentes, on se dépêche, on se tait…
Un animateur reste de garde, les autres vont à la réunion. A la réunion, nous faisons d’abord un tour de table : comment s’est passé la journée dans les différents groupes ? Qu’est ce qui a été positif, négatif ? Y’a-t-il eu des problèmes ou des points importants à soulever ? Ensuite, nous faisons notre propre bilan en équipe, et nous récapitulons pour la journée du lendemain : qu’est ce que nous avons prévu ? Qui fait quoi ? 23h15 : c’est enfin le « 5éme » moment de détente entre animateurs autour de nourriture et boissons. On discute, on rigole, on essaye de parler d’autre chose que de la colo, même si c’est souvent ce qui reviens sur la tapis. Normal, on est encré dedans… Vers minuit, nous allons prendre notre douche, puis nous nous couchons Nous faisons un rapide tour des tentes, pour vérifier s’il n’y a pas de bruit. Ça va, tout est calmes. Derniers bavardages et chuchotages dans la tente, il est plus de minuit quand nous nous endormons. Nous sommes fatigués. Environ 7h à dormir et encore 4 jours à tenir sur ce rythme.


On peut donc, après avoir vu cela se demander : qu’est ce qui te motive à animer ces camps ? C’est fatiguant, parfois difficile, c’est beaucoup de responsabilité… C’est vrai. Et quelques fois, tellement on en a marre, on se demande ce qu’on fait là. Mais le plus important est dans ce qu’on vit, ce qu’on partage : le sourire des enfants, notre joie de les voir s’épanouir. La bonne ambiance qui se créée, dans un cadre magnifique. Des souvenirs forts, des répliques cultes (par exemple, question que m’a posée une fille de 13 ans : « Simon, pourquoi quand tu parles des fois tu bégaye alors que quand tu pries ou que tu lis la bible, tu parles de manière fluide ? ») et au final une ambiance de groupe forte, un sentiment d’un travail bien fait quand tu vois que l’enfant a progresser. Une nostalgie qui se créé, et quelques mois après quand tu y repense tu ne rêves que d’une seule chose c’est de… repartir l’année prochaine ! Ce sera surement le cas pour moi !

Simon 



jeudi 19 juillet 2012

Devenir animateur/trice de groupe biblique


Dans le cadre d'un stage organisé par le Service biblique de la Fédération protestante de France en juillet 2012, une vidéo a été réalisée par notre Benjamin Bories rien qu'à nous, pour Protestants.org. Elle permet de se faire une idée de ce qu'est l'animation biblique. Il s'agissait de travailler en groupe selon une pédagogie active dite de la découverte et du dialogue. Vous pouvez jeter un oeil, par ici... 


mercredi 6 juin 2012

La fête, les photos !

Encore un grand bravo à Elda pour ses photos ! quelques images de la fête et du lendemain de la fête...


























mardi 22 mai 2012

Les coulisses de l'IPT 2011-12

Petit voyage en images dans les coulisses de notre année à l'IPT... Merci à Elda pour ces magnifiques photos !