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mardi 28 mai 2013

Voyage Voyages!

 L'IPT organise un voyage:

VOYAGE A TURIN


                                            

Giorgio Tourn - Les Vaudois - L'étonnante aventure d'un peuple-église (1170-1999).


Mardi 18 JUIN 
               Mercredi 19 JUIN


Au Programme:

MARDI 18 après-midi: 
                   - Visite du Musée Egyptien de Turin

MERCREDI 19 matin: 
                   - Rencontre avec Giorgio TOURN, auteur de "Les Vaudois, L'étonnante aventure d'un peuple-église (1170-1999), Claudiana éditrice, Turin, 1999, 293 pages.

L'Eglise Vaudoise est composée des disciples de Pierre Valdo, un marchand Lyonnais du 12ème siècle, ayant fait le choix de pauvreté, "suivre nu le Christ nu" et qui prêcha l'Evangile dans les rues en s'adressant dans la langue du peuple. N'étant pas lui-même prêtre, clerc, il lui était interdit alors de prêcher et s'est d'abord vu chassé de Lyon avec ses premiers disciples "les Pauvres de Lyon" et contraints à la clandestinité. Excommuniés, puis jugés comme hérétiques par la Grande Eglise Romaine en 1215 , ils furent persécutés par l'Inquisition.
Ils étaient particulièrement présent dans le Piémont et le Dauphinois, où ils ont prêché la Bonne Nouvelle. 

                  - Visite du musée Vaudois 

Après la visite du Musée du Louvres, et du voyage à Lourmarin des étudiants de la Faculté de Montpellier, ce voyage de l'IPT est une continuation de ces découvertes historiques importantes pour notre parcours théologique. Alors un voyage en Italie pour rencontrer l'Egypte et les Vaudois, beau Programme

L'hébergement sera au Foresteria de Torre Pellice. Vous pouvez vous inscrire auprès de Corinne Lanoir qui se charge de l'organisation et que nous remercions chaleureusement, ainsi que Dany Nocquet. 
Corinne.Lanoir   @   iptheologie.fr  

Bon voyage et bonne route pour tous!

vendredi 22 mars 2013

Les pierres et Paul

Dans le cadre de l'atelier d'exégèse dont les travaux portent cette année sur les "textes impossibles" de la Bible, nous avons fait une incursion cette semaine dans une problématique connexe qui concerne les stratégies de lecture. Quel peut être aujourd'hui l'apport de l'archéologie pour l'exégèse biblique du Nouveau Testament ? Daniel Gerber, professeur à Strasbourg, a ainsi évoqué avec nous son expérience d'exégète qui choisit de se confronter aux découvertes archéologiques dans la ville de Corinthe. Nous savons que Paul s'est rendu dans cette ville et qu'il a entretenu une correspondance avec l'Eglise corinthienne dans les années 50-60. 
De fait, beaucoup de touristes viennent en "pèlerinage" sur les traces de Paul dans l'ancienne Corinthe. On peut comprendre cette fascination pour les lieux qui ont vu naître le christianisme et l'émotion qui peut naître d'être "là où ça s'est passé".
Mais il y a de mauvais usages de l’archéologie. Trouver une pierre portant une inscription évoquant une synagogue en plein centre de l’ancienne Corinthe ne signifie pas forcément qu’il y avait, là précisément, une synagogue, ce serait une conclusion hâtive. Dans une région à l’activité sismique importante et une culture où les pierres étaient régulièrement réutilisées dans les constructions successives, il faut être beaucoup plus prudent. De même, tirer de l’architecture des villas de la population la plus aisée la certitude que la première communauté chrétienne se réunissant dans des maisons particulières, c’est risquer de tirer des conclusions d’un fait qu’il faut peut-être relativiser : d’autres lieux existaient sans doute. Il faut réexaminer les textes à la lumière des découvertes archéologiques actuelles pour mieux en saisir les enjeux. En découvrant qu’il existe plusieurs hypothèses possibles, il ne s’agira plus alors de comprendre précisément quel type de maison est désigné par le texte mais d’ouvrir les compréhensions possibles du texte.
Mais l’archéologie est parfois aussi un apport déterminant pour l’exégèse. C’est ainsi que la découverte à Delphes du temple d’Apollon (celui-là même où la Pythie s’exprimait en langage codé et où les fidèles devaient payer pour le décodeur, c’est-à-dire les prêtres, comme le décrivait Daniel Gerber) a permis de mettre au jour des inscriptions sur un mur. Ces inscriptions seraient un genre de livre d’archives évoquant notamment le rachat d’esclaves par le dieu Apollon. En réalité, cela recouvre une réalité complexe : les esclaves pouvaient s’ils en avaient les moyens racheter leur liberté à leur maître. La somme était versée, non pas au maître directement, mais donnée symboliquement à Apollon qui rachetait ainsi l’esclave et lui donnait la liberté. Lorsque Paul évoque en 1 Co 6 et 7 le « grand prix » par lequel les convertis ont été rachetés, il fait donc résonner le vocabulaire technique qui, pour les esclaves et les affranchis, touchait à une réalité très immédiate. Elle n’est plus la nôtre aujourd’hui, mais la trace dans le texte de la profondeur existentielle de cette thématique nous permet, si nous en saisissons mieux les enjeux chez les premiers chrétiens, de comprendre ce qu’il en est aussi pour nous.
Le dialogue entre archéologues et exégètes est donc fécond pour les exégètes. Quant aux archéologues confrontés, parfois avec un certain amusement, à des visiteurs en recherche de « l’ADN » de Paul et de ses compagnons, cela leur permet peut-être de mieux resituer les enjeux de leur recherche pour ceux qui poursuivent un tout autre but.
A écouter ces histoires, nous avons pu mesurer à quel point l’intelligence de la foi est toujours un pari et que, parfois, elle donne à la foi elle-même une profondeur qui serait restée insoupçonnée sans ce détour inattendu.
PRG

samedi 8 décembre 2012

Ecole mondiale de théologie en Corée


Le Conseil oecuménique des Eglises (COE) organise du 25 octobre au 9 novembre 2013 son Assemblée générale en Corée. A cette occasion aura lieu une réunion de théologiens ouverte aux membres des Eglises membres du COE. Nous avons reçu cette information par le biais de la Communion mondiale des Eglises réformées (CMER) qui a été chargée de sélectionner les participants. Vous trouverez ci-dessous les informations nécessaires. Si cela vous intéresse, merci de nous demander le bulletin d'inscription par mail, nous vous l'enverrons. 


The World Communion of Reformed Churches (WCRC) is looking for young theologians interested in ecumenism. This is your chance to go to Korea as a participant in the Global Ecumenical Theological Institute (GETI) hosted by the World Council of Churches (WCC) in parallel with WCC Assembly in Busan, Korea (25 October to 9 November 2013).

Who is eligible?
Theology students or lecturers up to 45 years old who are members of WCRC member churches.

What is the GETI programme?
GETI is an intensive learning programme focussed on introductory courses in Asian Christianity, Asian theologies and interfaith realities as well as the specific Korean historical, religious and social context.

The programme coincides with the World Council of Churches Assembly in Busan. This allows GETI participants the opportunity to take part in major assembly events including thematic plenary sessions, worship, ecumenical conversations, workgroups and exhibitions. GETI students will not however participate in Assembly business sessions.

GETI seminars will be oriented according to major themes of the WCC Assembly. There will be opportunities for inter-generational dialogue with important leaders of the ecumenical and evangelical movement.

The programme will also include excursions such as a visit to Gwangju which is a city of great significance for Korean history. Here lectures will be given on Christian mission history and the role of churches in the process of democratization of Korea. The trip will include visits to the national monument of the Gwangju Movement for Democracy as well as to the commemoration site of Christian martyrs and the graves of Christian missionaries close to Honam Theological University. The programme may also include a visit to a traditional Korean village setting.
 What will be required of you?
  • A presentation about your church background and a major ecumenical issue related to a WCC Assembly theme;
  • A presentation on a text from the GETI workbook;
  • A major paper on one aspect of the ecumenical movement experienced during the assembly to be submitted no later than mid-February 2014;
  • One comprehensive report and presentation on the GETI and the assembly experience to be given to your theological seminary, local churches or ecumenical youth organization
At the end of the course you will receive a certificate which includes credits for all course elements attended and academic assignments carried out.

What will it cost?
As part of WCRC’s support of the ecumenical movement and leadership formation, WCRC will fully sponsor successful candidates to attend the GETI programme.

Selection process
WCRC will choose the five best applications to be forwarded to the GETI selection committee.

jeudi 1 novembre 2012

Mission

Pour arriver à notre rendez-vous il faut traverser la montagne, à deux pas de la frontière avec la Slovaquie. La forêt est jaune vif et quelques langues de neige lèchent les troncs noirs. Sur une pente, une source jaillit d'un tuyau. Les villages rassemblent quelques maisons aux façades jaune vif, bleu pâle ou gris, les jardins sont soignés et encore pleins de fleurs. Le long des routes, on vend des chrysantèmes, Toussaint oblige, et aux abords des cimetières les voitures s'agglutinent (on voit une vieille Traban bleu nuit au passage, à la joie de notre conductrice, elles sont devenues rares). 
En arrivant, on traverse un premier village dont la population est majoritairement gitane (on n'utilise guère ce mot ici car il est péjoratif, mais mes hôtes travaillent avec les gitans et usent de la même appellation qu'eux). Les maisons sont délabrées, certaines n'ont presque plus de toit, les fenêtres sont cassées. Un garçon emmitouflé sort d'une maison et enlève son bonnet pour mieux nous voir passer. Un peu plus loin, c'est un village plus traditionnel. Nous allons rendre visite au couple de pasteurs qui s'y est installé il y a quelques années. Après leurs études au séminaire de Sarospatak, ils ont passé un an en Suisse puis sont revenus s'installer dans leur région d'origine. Ici, peu de ministres de l'Eglise souhaitent servir une communauté aussi rurale et perdue dans les montagnes, dans la région la plus pauvre de Hongrie. Quand ils sont arrivés, ils ont commencé par remettre en état le presbytère. Pourquoi ? pour pouvoir pratiquer l'hospitalité. Nous retrouvons la femme pasteur dans une ancienne écurie transformée en local de traitement du miel, occupée à verser le précieux liquide doré dans de petites bouteilles destinées à être vendues, surtout à l'étranger. Avec cet argent et une aide financière suisse et néerlandaise, ils parviennent à gérer une petite école. Son mari nous la fait visiter, en l'absence des enfants puisque ce sont les vacances ici aussi, pour une semaine. Les locaux sont neufs, spacieux, colorés, lumineux. Il n'y a que huit à douze enfants par classe pour l'instant mais ce n'est ouvert que depuis la rentrée. Ils espèrent, lentement mais sûrement, arriver à une centaine d'enfants en tout. 
L'Eglise a accepté de s'occuper de cette école en lieu et place de l'Etat, mais les professeurs sont toujours les mêmes. Il a fallu travailler ensemble pour trouver des bases communes, de nouvelles façons de travailler. A présent, les "temps spi" font partie intégrante du temps communautaire. Une particularité de cette école est qu'elle accueille des enfants gitans. Certains parents n'en sont pas ravis, mais ça fait partie de la façon dont les pasteurs souhaitent travailler. Peu à peu, ça semble fonctionner. 
Dans une longue conversation avec eux, j'essaie de comprendre comment ils conçoivent leur ministère. Est-ce que leur formation les a préparés à ce travail ? Elle éclate de rire. Pour commencer dans une telle communauté, il faut savoir abattre un arbre et refaire un toit ! C'est ainsi qu'ils ont gagné la confiance des membres de la communauté qui sont venus les aider, de façon très concrète. C'est un travail au long terme. A présent, le presbytère est le centre de la vie communautaire. C'est un lieu où chacun est accueilli, autour d'un café, pour parler d'éducation des enfants, se confier, poser des questions sur Dieu. Les enfants comme les adultes se savent toujours bienvenus. D'ailleurs la première chose qu'ils ont construite de leurs mains, c'est un terrain de jeux avec balançoire et planche d'escalade. Le pasteur se met à rire aussi : "vous n'avez pas des étudiants qui aimeraient donner un coup de main ?!" Beaucoup sont venus, quelques semaines à la fois, pour aider à construire de leurs mains les bâtiments, remettre en état des terrains. Quelle meilleure façon d'apprendre, d'ailleurs, qu'une telle immersion à l'école d'une théologie aussi pratique ? Peu à peu, mes interlocuteurs se confient et disent la joie toujours renouvelée d'être au service de la communauté de cette façon. Les raisons théologiques en sont profondes. Ce sont à la fois des praticiens élevés à l'école d'une dure réalité et, fondamentalement, des théologiens. 
A présent, c'est vers la communauté gitane qu'ils se tournent, toujours avec un soutien financier étranger. Nous retournons dans le premier village que nous avons traversé pour aller au centre communautaire, une sorte de maison paroissiale où se trouvent une salle de culte, des salles de jeux pour les enfants, des stocks de produits de première nécessité. Ici aussi, les enfants sont toujours bienvenus. Eux qui ont beaucoup de mal à apprendre à l'école d'Etat, qui n'est pas faite pour eux, parviennent ici, parfois, à lire et à écrire, à partager des activités communautaires. Qu'est-ce qui est si difficile dans le travail avec les gitans ? Est-ce la pauvreté ? Pas nécessairement. C'est plutôt que leur façon de penser est très particulière. Ils vivent dans un éternel présent. On ne possède rien, on ne projette rien sur l'avenir. On utilise ce qui arrive, au jour le jour. Pas d'histoire : la mémoire s'arrête avec la mort des anciens. Pas de futur : la naissance d'un enfant est une joie communautaire pour aujourd'hui, mais l'agriculture n'a aucun sens.  Le nomadisme a été éradiqué par le communisme qui les a forcés à s'installer ; cette ancienne culture du déplacement perpétuel a disparu, ces repères aussi. Comment alors parler d'Evangile ? comment dire ce qui fait bonne nouvelle pour un peuple, pour l'individu, à des gens qui ne pensent pas dans ces catégories ? 
Il n'y a (quasiment) pas de théologiens gitans. La théologie de la libération qui a été développée par les dalits en Inde, par exemple, ne trouve pas d'ancrage ici. Mais, me font remarquer les pasteurs, le peuple gitan est en Hongrie depuis des siècles. Il faut s'adapter à eux. C'est à l'Eglise de trouver des moyens de mener la mission. 
Ils regrettent cependant que le système ecclésial de l'Eglise hongroise ne permette pas de prendre le problème de front. Ils sont l'exception : c'était leur choix personnel que de venir ici, entreprendre ce travail, dans ces conditions et avec ces gens. C'est le résultat d'une conviction profonde, d'une vocation, d'une piété personnelle qui les appellent à ça. Et ils continuent, opiniâtrement, joyeusement. Les difficultés s'amoncellent mais ils les traversent. C'est par ce témoignage de vie, croient-ils, qu'ils peuvent vraiment agir. Le reste est à la grâce de Dieu. 

lundi 29 octobre 2012

Théologie en Hongrie

Je vous écris de Sarospatak. J'ai visité ce matin une des quatre facultés de théologie hongroises. Fondée en 1531 et réouverte en 1990 après l'ère communiste, elle est installée dans un bâtiment historique : le prince Ferenc était acquis à la Réforme calviniste au seizième siècle. Le professeur d'histoire nous a fait visiter la bibliothèque : incunables, écrits en latin datant des débuts de la Réforme, traductions d'ouvrages littéraires (j'ai vu un magnifique livre illustré de Victor Hugo dans une des vitrines), éditions annotées de la Bible dont un tome superbe d'une édition en hébreu, grec, latin et hongrois, constituent le fonds ancien. Dans la partie plus moderne voisinent des ouvrages en hongrois et en anglais. De nombreux chercheurs viennent chaque année travailler ici. Quant à la faculté proprement dite, elle compte environ 60 étudiants régulièrement inscrits (chercheurs et futurs pasteurs de l'Eglise réformée) et plus d'une centaine d'étudiants par correspondance et en parcours aménagé. La taille de l'institution, le style d'enseignement et l'ambiance me rappellent l'IPT.
On enseigne ici toutes les disciplines de la théologie. La professeur qui m'héberge enseigne notamment l'histoire de la dogmatique. Elle m'explique qu'elle trouve passionnant de partager avec les étudiants l'évolution de la théologie, toujours à comprendre à nouveaux frais. La place de l'imagination en théologie est donc toujours d'ouvrir la réflexion, de renouveler pour aujourd'hui ce dont d'autres ont eu l'intuition. On actualise en permanence, pour le monde et les préoccupations d'aujourd'hui. 



Elle est également responsable du programme Erasmus. On suit ici le système LMD, comme chez nous. Ca signifie que les cours peuvent être suivis par des étudiants originaires d'autres pays que la Hongrie. Les professeurs, outre le hongrois, parlent l'anglais, parfois l'allemand ou le hollandais. Mon guide de ce matin parlait un excellent français. Parmi les cours donnés en anglais, on trouve un cours sur la spiritualité postmoderne, sur le concept de Dieu dans la trilogie d'Ingmar Bergman, sur la théologie morale de Dietrich Bonhoeffer ou encore sur les défis ecclésiologiques dans l'Eglise réformée hongroise (pour plus d'informations, voir sur le site de la faculté de théologie, programme Erasmus). Nous rêvons ensemble à la possibilité d'échanges entre nos facultés : échange d'étudiants, échanges de professeurs, conférences... Pourquoi pas ? Ce sera aux collèges des enseignants de s'emparer de cette question, en tout cas le fait que l'IPT fasse à présent partie du programme Erasmus pourra faciliter les choses. Ce que mes voyages m'ont appris, c'est que le contact avec des théologiens du monde entier permettent de reformuler nos propres prises de position. On voit mieux que la systématique, c'est vraiment avoir affaire à un système : quand on essaie d'intégrer à son propre positionnement des idées venues d'ailleurs, ça fait nécessairement bouger l'ensemble et il faut travailler sur la globalité pour que chaque élément prenne sa place. En ce sens, tout théologien est systématicien. Mais aussi historien, bibliste, praticien... Ce n'est pas un hasard si pendant longtemps, la théologie était la reine des disciplines, celle qui couronnait toute une éducation. 
Le dialogue entre théologiens n'est pas qu'un dialogue entre cultures. Encore que ce soit un aspect tout à fait agréable de ce voyage que de partager un bon vin (Tokay est tout près d'ici) ou de délicieux gâteaux hongrois au coin de la monumentale cheminée en céramique !
PRG

mardi 11 septembre 2012

Retour aux affaires


Depuis vendredi midi, me voici de retour sur le sol français, après une quinzaine très riche en terme d'expériences, de rencontres, d'apprentissage aussi.
Que retenir de tout ceci, et comment le retranscrire en actes concrets dans le futur ?
C'est en substance ce que les personnes du COE qui nous encadraient nous demandent : un projet qui s'inscrit dans une dynamique oecuménique, en lien avec ce qui nous a le plus touché pendant ce séjour en Crète.
Vaste programme, d'autant plus que me concernant, je serai limité en terme d'initiative par mon stage en paroisse.

Et pourtant, j'ai vraiment envie de partager ce que j'ai vécu là-bas, de montrer que, quoiqu'on en dise, l'oecuménisme même s'il n'est pas révolutionnaire, porte des valeurs qui me sont chères, et qui reflètent ma vision de l'Eglise.
Alors, que faire pour pouvoir concilier à la fois l'année universitaire, le stage, le mémoire, les reprises de stage à la Faculté, les rencontres avec la Commission des Ministères et ce fameux projet qui nous est demandé ?
Ma première réponse fut de dire que je me contenterais d'un compte-rendu à l'Eglise Réformée de France, par qui j'ai été envoyé.
Mais j'avais envie d'aller plus loin, de pouvoir partager ce vécu et de faire la promotion de l'oecuménisme. Un compte-rendu écrit ne permet pas de remplir cet office.
Alors je me suis dit, que j'allais essayer de profiter des prochains évènements de l'Eglise pour essayer de partager mon enthousiasme oecuménique avec le plus de personnes possibles.
Avec ERF on Tour, j'ai été sensibilisé à l'importance du témoignage, de la présence de l'Eglise hors de ses murs. Avec mon expérience au COE, j'ai pris conscience de l'importance de travailler ensemble. Se rassembler malgré nos différences pour être encore davantage visibles, et montrer que nous pouvons dépasser ces divergences, ces clivages, pour annoncer quelque chose qui dépasse les questions de dénomination...

Finalement un mot revient constamment à mon esprit suite aux différentes expériences de cet été : être acteur.
Être acteur de sa vie, offrir une présence à l'autre, à celui que je ne connais pas, offrir aussi une possibilité de dialogue, accepter la diversité comme une richesse et non comme un obstacle à toute entreprise. Être l'acteur d'un possible, faire le pari de l'espérance, plutôt que de ne voir que les obstacles, et buter contre le mur de la peur, le tout humblement.
C'est pour moi une Bonne Nouvelle, celle d'oser, d'aller de l'avant, tout en sachant que le résultat quel qu'il soit, ne nous appartient pas.
L'important c'est de prendre le risque de s'exposer à l'autre, cet étrange, ce semblable mais non pas identique, accepter que l'Eglise aussi doit sauter le pas, prendre le risque de sortir de son confort, de son ronronnement quotidien, de sa routine parfois rassurante, pour se risquer au-dehors, que ce soit vers d'autres confessions, ou plus largement pour donner à tous l'opportunité d'entendre une Parole qui nous bouleverse et nous fait vivre, celle de l'Evangile.

C'est pourquoi j'essaierai de garder à l'esprit que nous n'avons qu'une obligation de moyen, celle de tenter, d'offrir, de s'offrir aussi, dans une forme de lâcher-prise à la rencontre et à la contradiction.
Mais j'ai compris cet été que c'est grâce à l'échange de convictions qu'on peut se forger sa propre identité, en réaction à celles qui nous sont soumises. L'essentiel est de respecter les convictions de chacun, sans pour autant tomber dans le piège du syncrétisme : être à l'écoute de l'autre ne signifie pas être d'accord avec l'ensemble de son discours, mais bien le reconnaître comme un sujet qui mérite tout autant que soi, d'être entendu, un autre qui a aussi, une Bonne Nouvelle à nous apporter.
En quelque sorte, un retour perpétuel aux affaires théologiques et à la formulation de sa foi !

mercredi 5 septembre 2012

Jours 10-11-12-13 : Reporting and closing actions


Pris dans le tourbillon des rapports et des décisions à prendre, le Comité Central du COE a connu des journées à rallonge, ce qui ne m'a pas laissé le temps de rédiger mes billets de blog comme je l'aurais souhaité. Le fatigue aidant, les journées se limitent maintenant à des sessions de plus en plus longues au cours desquelles les débats font rage. Chaque mot est analysé, chaque phrase est scrutée sous toutes ses coutures pour vérifier que les mots utilisés n'ont pas de connotations spécifiques (péjorative par exemple) dans une culture donnée, ou dans l'Histoire en général, et les discussions sont parfois âpres. Certains membres du Comité Central ont parlé plus de deux heures au micro (cumul de leur temps de parole) durant l'ensemble de la session, c'est dire si les débats ont pu durer. Les décisions par consensus sont donc longues, mais elles ont le mérite de ne laisser personne sur le bord du chemin, et de permettre à chacun d'être concerné par les décisions prises.

Il faut dire que le travail des comités a été important tant en termes quantitatifs, qu'en terme d'acuité des sujets traités, ce qui a nécessité beaucoup de temps.
Reste à espérer que le jeu en valait la chandelle, car certaines questions ont été expédiées plus vite que d'autres, sans doute en raison de la lassitude de la plupart des participants.
L'enjeu était cependant de taille, car comme l'ont rappelé respectivement le secrétaire général du COE, et le modérateur du Comité Central, certaines décisions, si elles reçoivent l'aval de l'assemblée générale qui aura lieu l'année prochaine (je pense notamment aux décisions modifiant certains textes, en terme de représentations des régions, du nombre de membres, de quotas concernant les jeunes (moins de 35 ans), les femmes et les personnes handicapées ; mais aussi des décisions portant modification du déroulement des sessions, d'autres ayant trait à la modérature...).

Bref, le travail fut long et fastidieux, mais il était nécessaire de le faire pour la pérennisation du mode de fonctionnement de l'institution.

Sans doute devez penser à la lecture de ce billet, que les questions spirituelles, ecclésiologiques, voire théologiques ont été reléguées à un second plan. Ce n'est pas totalement faux. Pourtant, je dirais que la spiritualité était bien présente durant tout le temps du Comité Central, qui s'est ouvert par un service cultuel, et qui s'est clos de la même façon. Chaque jour, le travail était « borné » par une étude biblique le matin, et une temps de prière le soir, deux temps qui ponctuaient la journée et remettait tout ce qui s'est fait et qui s'est dit, à Dieu, deux respirations qui nous permettaient de ne pas oublier ce pour quoi nous étions là.

J'ajoute que certains travaux des comités concernaient indirectement des questions de positionnement des églises : ainsi, les pays du proche et moyen orient ont été l'objet de discussions pour savoir que dire et que faire à leur sujet, et tenter de trouver un positionnement qui conviendrait à tous, sans aboutir à une position « molle » qui n'aurait aucun impact.
Les questions théologiques et ecclésiologiques étaient donc relativement sous-jacentes aux questions traitées à proprement parler.

Et puis, il faut bien avouer, que pour pouvoir aborder les sujets ecclésiologiques et théologiques, il faut que le fonctionnement soit bien huilé, et que chacun puisse y trouver sa place. Il était donc nécessaire de toiletter les textes, comme cela a été le cas en France à l'occasion de l'union de l'Eglise Réformée de France et de l'Eglise Evangélique Luthérienne de France.


Cela restera donc pour moi un excellent souvenir, et j'invite chacun à prendre connaissance de toutes ces questions touchant à l'oecuménisme (le site du COE est à ce sujet très fourni à condition de fouiller un peu), car en fin de compte, nous le vivons au quotidien quand nous allons à la rencontre des personnes, et des communautés qui nous entourent !

samedi 1 septembre 2012

Jours 8-9 : OAB ?


La moitié du séjour est cette fois-ci belle est bien arrivée. Voilà plus d'une semaine que je suis arrivé à Kolympari en Crète, et j'éprouve une étrange sensation, quelque peu ambivalente, sensation qui consiste en une impression de connaître les lieux sur le bout des doigts, tout en ayant le ressenti d'être quelque peu étranger. Non pas que je sois exclu, bien au contraire. Les sujets abordés ne me sont pas inconnus non plus.
Pour dire vrai, il me semble que ce sont les discussions qui ont cours au Comité Central qui me donnent ce ressenti. Quand nous en rediscutons entre stewards, j'ai l'impression de ne pas être toujours sur la même longueur d'ondes que certains d'entre eux (peut être même la plupart d'entre eux). Alors bien sûr, la pensée unique n'est pas une panacée, bien au contraire, mais à bien y réfléchir (je réfléchis tout en écrivant), j'éprouve une sensation de déjà vu.
Certains sont surpris que la gouvernance d'une institution telle que le COE se fasse au prix de consensus longs et délicats à obtenir, et que les différentes confessions réunies ne soient toujours pas arrivées à s'entendre sur des points aussi théoriquement simples que pouvoir donner une définition commune de ce qu'est l'unité, ou encore pouvoir s'entendre sur le statut à accorder à la mission.
Mais dans notre Eglise, notre ecclésiologie exigeante nous habitue à ces processus décisionnaires faits de débats, de consensus (de votations également). Alors, non je ne suis pas surpris, mais je sens que je ne me situe pas de la même manière que la plupart des stewards.
En creusant un peu la question, je crois que le steward dont je me sens le plus proche d'un point de vue théologique et ecclésiologique est un étudiant en théologie, de confession orthodoxe. Il a appris que le représentant de son Eglise s'était défaussé, et qu'il avait envoyé une personne qui ne connaissait que peu des problématiques au niveau de l'oecuménisme, et qui, qui plus est, n'a pas assisté aux réunions par régions. Or lors de ces réunions, les régions décident de demander formellement certaines choses en leur faveur : avoir davantage de membre, proposer des personnes pour les fonctions de gouvernance du COE, décider de la répartition des membres par région confession par confession... Cet étudiant était donc très frustré de voir que son Eglise avait confié cette tâche à une personne qui n'était pas du tout investie dans l'oecuménisme et qui ne faisait dès lors qu'acte de présence (et encore...). Mais il s'est heurté à l'ecclésiologie de son Eglise qui, bien que n'étant pas aussi clairement hiérarchisée que celle de l'Eglise catholique, l'est tout de même un peu. Il n'était dès lors pas possible pour lui de parler de ceci aux autres églises orthodoxes présentes...Et en en rediscutant avec lui, j'ai senti qu'il avait à cœur de pouvoir s'investir dans son Eglise, mais que s'il ne pouvait pas le faire, si on l'en empêchait d'une manière ou d'une autre, il s'en irait dans une autre Eglise pour servir ce qu'il croit être juste. C'est peut-être aussi ça l'oecuménisme : être prend à prendre conscience des faiblesses de son église, en regardant le fonctionnement des autres églises, et être capable d'admettre que tout n'est pas parfait.
Aucune ecclésiologie n'est parfaite, puisque toutes sont d'essence humaine, même si elles prennent appui sur des données scripturaires. L'église comme communauté ne doit donc pas être une fin en soi, mais bien un moyen offert aux croyants de pouvoir échanger et vivre ce que le Seigneur nous offre de vivre en sa présence.

Quant à la journée de samedi (jour 9), elle fut relativement tranquille du point de vue du travail à fournir en tant que steward. Nous avions l'opportunité de prendre un peu de repos, et de participer à une réunion sur la question du dialogue inter-religieux du point de vue du COE. La personne qui nous accueillait nous a brossé à grands traits le cheminement qui a conduit le COE à mettre en place une structure dédiée à cette question, structure qui produit notamment deux fois par an une revue sur la question (la revue s'intitule Current Dialogue).
Cette personne nous a expliqué que de son point de vue, et du point de vue du COE, il existe quatre possibilités d'instaurer un dialogue entre différentes religions :
  • dialogue de vie : qui a cours essentiellement dans les pays où toutes les religions se côtoient au cours de la vie quotidienne, et qui tire justement son essence dans la vie quotidienne ;
  • dialogue du travail : lorsque des personnes de religions différentes travaillent ensemble, les conditions d'un dialogue inter-religieux peuvent être réunies ;
  • Le dialogue théologique : celui qu'elle appelle des experts, et qui est pour elle un dialogue d'intellectuels ;
  • le dialogue des expériences spirituelles : dialogue entre des personnes croyantes, qui peut avoir lieu et qui doit s'expérimenter de deux façons : dialogue en face à face, et dialogue côte à côte. L'idée est de ne pas se contenter d'un dialogue en surface, qui se limiterait à une coopération en matière sociale (ce qui entre nous est déjà un bon début!) , mais de parvenir à un dialogue théologique plus profond, pour aborder les questions qui divisent (je ne sais pas comment elle comptait parvenir à surmonter les divergences inévitables entre les religions, mais je n'ai pas eu l'occasion de lui poser la question).

L'intérêt du dialogue inter-religieux selon elle, ne se limite pas à un intérêt de connaissance à propos des autres religions, mais présente aussi un intérêt réel et certain quant à la formulation de notre foi.
En réaction à ce que nous entendons, nous pouvons dire ce que nous croyons. C'est en somme un peu dans le même esprit que le dialogue oecuménique fonctionne, même si a priori, davantage de points communs nous unissent.

La deuxième réunion à laquelle j'ai assisté ce samedi fut celle des confessionnal meetings : il s'agit pour chaque confession de réunir l'ensemble de ses membres présents et de discuter des problématiques à faire émerger pour les Comités centraux à venir, mais aussi en l'occurrence pour l'assemblée générale du COE qui aura lieu l'année prochaine à Busan en Corée du Sud.
J'avais l'opportunité de me rendre à plusieurs réunions : celle des réformés/presbytériens, celle des luthériens (étant donné que nous allons être très bientôt unis), et celle des Eglises unies. J'ai opté pour la première solution mon badge indiquant que je fais partie de l'Eglise Réformée de France.
Le dialogue fut très apaisé, et aucune question ecclésiologique abordée, si ce n'est celle du rôle prophétique du COE et des églises. L'idée n'est en fait pas d'échanger et de débattre sur des différences théologiques ou ecclésiologiques, mais bien d'essayer de faire avancer ensemble le projet qu'est le COE, et d'arriver à mettre en place davantage d'unité et de communion entre les confessions. L'idée a donc été lancée qu'un service de la Cène soit mis en place, et que chacun puisse y prendre part. Evidemment, en proposant cela, nous savons pertinemment que les orthodoxes et les membres de l'Eglise Vieille Catholique ne pourront pas y prendre part, mais il nous semblait important de pouvoir initier une dynamique en vue de l'AG de Busan l'année prochaine. C'est peut-être par des actions concrètes que les décisions solennelles peuvent évoluer.

En tout cas, cette journée fut très enrichissante pour ma part, et j'ai beaucoup apprécié pouvoir prendre part à ces réunions, en tant que participant, et pas seulement en tant que steward, au service.
Car en fin de compte, participer au processus décisionnaire, c'est aussi rendre une forme de service aux Eglises qui nous envoie !


Au fait, vous devez vous demander ce que signifie le titre de mon billet : il s'agit d'une abréviation très utilisée par les membres du COE : AOB signifie any other business
Alors, rien à ajouter ?

jeudi 30 août 2012

Jours 6-7 : Longues journées ? Vous avez dit longues journées ?


Au commencement du Comité Central du Conseil Oecuménique des Eglises (COE), vint l'allocution du modérateur. Cette allocution donne en principe le ton de la session, et celle-ci promet d'être placée sous le signe de l'enthousiasme prudent. Enthousiasme de voir toutes ces confessions réunies au nom de l'Eglise et de Dieu, enthousiasme aussi de pouvoir évoquer des questions qui sont chères aux chrétiens. Mais prudence, parce que, le monde traverse une période de crises, crises financière, monétaire, politique, crise de confiance, crise de foi pourrait-on dire.
Quant au COE, d'aucuns pensent qu'il traverse une crise en rapport avec sa vision du monde : depuis sa création, il était réputé pour avoir une vision « prophétique » du monde, et certains pensent que cet aspect est en train de se perdre. Mais il ne faut pas perdre de vue, que le COE lui aussi a connu des heures sombres d'un point de vue budgétaire et financier. C'est ce qu'est venu confirmer le rapport du secrétaire général, le pasteur Olav Fykse Tveit.
Malgré tout, le pasteur Walter Altmann, (modérateur du Comité Central) a souligné des signes d'espérance en matière d'oecuménisme. Son allocution a été saluée par une salve d'applaudissements, ce qui a mis la session que nous visons sur de bons rails.

Première journée où le comité a siégé, et première surprise : juste avant l'interruption de la séance (pour cause d'épuisement du sujet évoqué), le modérateur a signalé que la reprise de la séance ne serait ouverte qu'aux membres du comité (alors que de nombreux observateurs et de nombreux conseillers, ainsi que quelques médias assistent habituellement aux séances, tout comme les équipes du COE, ainsi que l'équipe de Stewards dont je fais partie). J'apprendrai par les bruits de couloirs, qu'une épineuse question devait être traitée : celle de l'intégration ou non d'une Eglise au sein du COE. La séance a été plus longue que prévu, ce qui témoigne d'âpres débats, ponctués par des applaudissements nourris, que j'ai pu entendre de l'extérieur ! Je ne sais pas quelle a été la décision prise concernant cette Eglise, mais quoiqu'il en soit, les membres du Comité Central ont l'air de bien vivre ensemble, malgré leurs différences et leurs divergences de point de vue.
Quoiqu'il en soit, l'ordre du jour de la journée a été épuisé vers 20h30 heures, le temps pour les participants de se rendre à l'extérieur du bâtiment qui renferme l'amphithéâtre, où a lieu la « prière du soir », qui est en fait un condensé d'une liturgie.

Les journées sont dont longues, et celle d'aujourd'hui (jeudi 30), ne fait pas exception à la règle.
Nous commençons la journée à 7h30 par la mise en place de l'amphithéâtre, la vérification de tout le matériel technique (projection, micros, écouteurs pour la traduction, distribution des documents...) avant que les membres du Comité arrivent pour l'étude biblique.

Après quoi les débats reprennent leurs droits avec un programme un menu chargé : une séance sur la mission d'un point de vue oecuménique, une à propos de l'unité, une autre sur les problématiques publiques, puis, après le repas suivi d'une pause, une autre séance sur la gouvernance du COE, avant que la journée ne soit close par des réunions par région(par continent en réalité).

J'aimerais revenir sur les deux premières séances de la journée, qui m'ont particulièrement intéressé : je me suis beaucoup retrouvé dans l'analyse faite par le rapporteur du texte sur la mission. Ses conclusions ressemblent assez à celles (toute proportion gardée bien sûr) que l'équipe d'ERF on Tour a pu tirer : une évangélisation nécessaire, mais en restant prudents, humbles, et en nous mettant à la portée des personnes rencontrées ; une mission qui doit aussi concerner les personnes marginalisées par les institutions...
Concernant l'unité de l'Eglise, ce qui m'a surtout marqué, c'est que deux blocs sont apparus (avec sans doute des distinctions à faire au sein des blocs, des nuances ayant pu m'échapper, les débats étant en anglais) : le premier « bloc » serait le bloc des orthodoxes, tandis que le second serait celui des protestants en général : les premiers considèrent que l'unité ne peut avoir lieu sans une communion, et donc une hospitalité eucharistique, hospitalité qu'ils refusent pour des raisons que j'ai déjà évoquées lors d'un précédent billet (ce qui vous forcera à le lire si ce n'est déjà fait!!) ; les seconds au contraire mettent l'accent sur le fait qu'unité ne rime pas avec uniformité, mais qu'au contraire la diversité vient nourrir cette unité, et lui permet d'évoluer. Position exigeante sans doute, mais qui permet à chaque confession de préserver son point de vue, tout en étant prêt à écouter le point de vue des autres confessions, et même à les accueillir là où les questions ecclésiologiques ne devraient plus exister : lors de la Sainte Cène, lieu même de l'unité, célébration de cette unité.
Il me semble que tous les apôtres étaient là lors de la Cène, même Judas, celui qui allait trahir : point de raison donc d'exclure dans un moment qui devrait à mon sens rassembler !

Les journées sont donc bien chargées, et les repas sont autant d'occasion de discuter avec des personnes de tous horizons, même si nous apprécions (les stewards) de pouvoir nous retrouver pour faire le bilan du jour.

Comme vous pouvez le constater, mes billets ont une fâcheuse tendance à croître. J'espère que leur lecture n'en est pas pénible ; je m'efforcerai dans les prochains jours de ne pas les rallonger trop, mais j'essaie de dire tout ce qu'il m'est important de partager. Car à une journée chargée, correspond un long billet !


mardi 28 août 2012

Jour 5 : Être ou ne pas être steward, telle est la question !


En avant-première pour vous qui suivez mon périple, voici la photo officielle des stewards (et de leurs responsables) du Comité Central du Conseil Oecuménique des Eglises, qui se déroule à Kolympari en Crète, du 28 août au 5 septembre.

Je me permets d'enfreindre la règle que je m'étais imposée, qui consiste à rapporter les évènements de deux jours consécutifs dans un même billet.

En effet, le 28 août marque le début du Comité Central, qui commence par un temps cultuel d'ouverture en début de soirée. Or, pour les stewards, cela sonne le glas de nos activités préparatoires. Le groupe est maintenant solidement constitué, et nous avons passé la journée à nous préparer concrètement aux tâches qui vont nous incomber durant l'ensemble du Comité Central. Certains d'entre nous vont assister les équipes de traduction (les sessions sont traduites en trois langues : allemand, français et espagnol, tandis que le langage officiel du Conseil Oecuménique est l'anglais) ; d'autres sont affectés au service documentation ; d'autres encore vont s'atteler à la délicate tâche de préparer l'ensemble des célébrations oecuméniques en tenant compte de toutes les sensibilités. Pour ma part, je fais partie de l'équipe la plus nombreuses (16 stewards sur 26), qui aura pour tâche de s'occuper de la salle plénière, où se réunira le Comité Central. Evidemment, la tâche de l'accueil des participants nous incombe, mais d'autres tâches plus discrètes mais tout aussi importantes vont nous revenir : vérifier la bonne marche de l'ensemble du matériel présent sur place, enregistrer l'ensemble des débats, afficher les noms des intervenants, assister la modérature dans son rôle, en permettant (ou non) aux différents membres du Comité Central de prendre la parole...

Nos journées seront encore plus denses que les précédentes, commençant dès 7h30 par l'installation et le nettoyage de l'amphithéâtre qui accueille les séances plénières, et se terminant au delà de 21 heures par le rangement du matériel, de la salle, la sauvegarde des données, suivi d'un debriefing de la journée avec notre responsable.

Autant dire que nous n'allons pas nous ennuyer, et que les discussions sur l'unité de l'Eglise, sur l'écojustice, et sur le thème du comité central (God of Life, lead us to justice and peace) promettent quelques billets savoureux.

lundi 27 août 2012

Hospitalités et Hospitalisés


Aujourd'hui dimanche, était un jour un peu particulier pour l'ensemble des Stewards : nous sommes en effet allés assister à une célébration orthodoxe dans un monastère de sœurs. Jusque-là, rien de bien extraordinaire, puisque 96% des grecs se considèrent orthodoxes. Mais, lorsque nous sommes arrivés à 8h30 du matin, alors que la célébration commençait à 7h30 par une première partie « privée » entre les popes orthodoxes et les sœurs, nous n'avions plus de place pour nous asseoir en groupe et bénéficier d'une traduction d'un des membres de l'encadrement (qui doit prochainement devenir pope au demeurant). Aussi nous sommes-nous pour la plupart retrouvés hors des murs de la chapelle, devant la porte (ouverte), à devoir assister à un office auquel nous ne comprenions que peu de mots (l'office étant célébré en grec). Autant dire, que nous en avons profité pour discuter entre nous de nos Eglises d'origine, des différences entre les Eglises...

Puis, nous sommes allés déjeuner à Chania, la « capitale » du district ouest de la Crète, dans un restaurant où nous avons pu déguster quelques spécialités crétoises, notamment le fameux digestif raki, mais aussi le mouton cuit avec des herbes avec son gras, ou encore la salade crétoise, composée de pain dur (voire rassi), de tomates concassées mélangées à de l'huile qui viennent humidifier le pain, et de fêta.

L'après-midi qui suivit était libre, et certains en ont profité pour piquer une tête dans la mer méditerranée, tandis que d'autres ont pris le parti de faire un peu de shopping, non sans avoir pris quelques photos, dans quelques lieux du vieux Chania (La Canée en français).


Au soir du troisième jour (j'ai l'impression de parler comme dans les Evangiles...), pendant le repas, avec un autre steward presbytérien, nous avons instinctivement, et sans arrière-pensée, souhaité prendre la Cène que nous n'avions pas pu partager le matin dans l'Eglise orthodoxe grecque (qui n'offre pas l'hospitalité eucharistique pour la raison suivante : l'unité doit être vécue pendant la communion, c'est à dire qu'il faut être uni pour pouvoir communier, donc être membre de la même église). Or pour nous presbytériens, l'unité peut se vivre au moment où Christ nous invite à vivre ensemble, à partager : c'est le moment où, tout au contraire des orthodoxes, les protestants offrent la possibilité d'être rassemblés sans exclure quiconque.
Cela a entraîné la réaction d'une nigériane qui a passé plus de dix ans en Grèce et qui est membre d'une Eglise orthodoxe : elle nous a demandé ce que nous faisions, et nous avons eu l'occasion d'expliquer ce qu'était pour nous la communion, et que quiconque croyait en Dieu et le reconnaissait comme Sauveur et Seigneur pouvait y prendre part. Alors certes, la liturgie de la Cène n'a pas été respectée du tout, mais nous étions clairement dans une démarche spontanée et sincère, mais aussi dans une démarche d'exposition de nos convictions (dans l'après-coup).

Nous devions avoir à la fin de la troisième journée une soirée culturelle où chaque steward pouvait partager quelque chose venant de son pays en moins de cinq minutes (une chanson, une danse, une histoire, un poème...), malheureusement la soirée d'hier a dû être annulée en raison d'un passage aux urgences hospitalières de deux stewards : rien de grave, mais par solidarité, nous avons préféré attendre qu'ils soient revenus pour partager nos différentes cultures. Aussi je ne peux pas vous parler de la première partie de ces cultural evening. Finalement, l'ensemble des stewards passera ce soir, et la soirée promet d'être aussi longue qu'enrichissante.

Pour revenir à ce qui s'est passé durant le quatrième jour (lundi), nous avons comme chaque matin pris un temps de « culte » au sens générique du terme : les stewards sont rassemblés en fonction de leur continent d'origine, et chaque continent anime un matin dans le séjour. Les liturgies qui nous ont été offertes étaient originales, mais dans la plupart des cas, la théologie véhiculée est quelque peu différente de celle de l'Eglise Réformée de France : les notions de péché, de sacrifice reviennent assez souvent dans ces liturgies, ce qui, je dois bien avouer, n'est pas ma tasse de thé. En revanche, la forme est très intéressante, notamment lorsque l'Afrique a présenté son travail collectif : chaque steward avait apporté à la liturgie un élément de sa confession, de son Eglise, ce qui aboutissait à une liturgie très riche, variée, (avec une ligne directrice pas toujours très claire cependant).
Ce qu'il faut retenir de tout ceci à mon sens, c'est qu'on peut toujours s'enrichir de la manière dont chaque confession, dans son propre contexte vit l'Eglise (invisible). Nous sommes tous amenés à évoluer au sein de notre propre contexte, en raison de l'environnement qui nous entoure, mais il me semble que nous ne devons pas oublier que nous ne sommes pas seuls, que notre église, quand bien même elle nous est chère, n'est pas l'Eglise absolue et définitive.
Hier, (au troisième jour de mon séjour sur place), une intervenante nous a rappelé que nous devons toujours garder à l'esprit que nous connaissons d'abord et surtout notre propre contexte et nos propres convictions, sans connaître ou en ne connaissant que peu les convictions des autres confessions, notamment lorsqu'elles sont situées dans d'autres contextes.
Il nous faut donc rester humbles face à la diversité, même si au premier abord, la manière dont certaines confessions vivent leur foi ne nous correspond pas.

Si je devais résumer ce que cette journée m'a apporté, je dirais que, même lorsqu'on se sent mal à l'aise par rapport à la pratique de l'autre, on ne doit pas oublier qu'aucune confession ne peut prétendre détenir l'entière et absolue vérité concernant Dieu, qui n'est pas enfermable dans une institution humaine. Alors je prends le parti et je fais le pari d'essayer de voir dans chacun des stewards ici présent, et plus largement dans chaque personne que je suis amené à rencontrer, la trace de Dieu, et de ne pas dénigrer ce que cette personne qui est tout autant un sujet que moi, et qu'à ce titre je dois respecter comme tel, peut m'apporter concernant la représentation que je me fais de Dieu. La maison de Dieu n'a pas de localisation géographique, chacun d'entre nous pouvant être d'une façon ou d'une autre hôte de Dieu.

samedi 25 août 2012

Jours 1-2 : Communauty Building


Alors que nous sommes à peine arrivés à bon port (surtout pour ceux qui ont atterri à une heure avancée de la nuit),  les sessions d'introduction commencent déjà.

Nous sommes logés au sein de l'Académie Orthodoxe de Crète qui jouxte un monastère orthodoxe lui aussi (monastère qui apparaît au premier plan de la photo ci-contre).

Nous apprenons à nous connaître petit à petit à travers les discussions et les activités, basées sur la constitution d'un groupe (communauty building), pour que ce même groupe puisse être au service du Comité Central dans quelques jours. Ces activités visent aussi à nous faire prendre conscience des limites du langage, en particulier quand tout le monde n'a pas le même niveau en anglais, que ce soit en terme de compréhension, ou d'expression. Du coup, le langage corporel, non verbal, vient en aide pour arriver à saisir l'ensemble de ce que l'autre veut communiquer.
L'ambiance est en tout cas très bonne, et chaque culture, chaque confession vient enrichir l'autre. Je tirerais volontiers un premier enseignement de ce constat : nous ne pouvons pas nous considérer comme étant seuls en tant que chrétiens, même au plus profond de notre solitude et quand bien même nous lirions la Bible en solitaire. Être chrétien, cela signifie avant tout et peut-être surtout, être en relation avec la communauté des croyants.

Mais revenons-en au soir de mon arrivée, jeudir soir. Dès la fin du repas du soir au cours duquel je suis arrivé, les discussions théologiques sont apparues, et surprise, la théologie francophone (protestante) n'est pas inconnue de tous (en tout cas pas au Liban dans les académies orthodoxes). Certes, elle est connue exclusivement à travers les auteurs traduits en anglais, parmi lesquels Daniel Marguérat figure en bonne place. Mais c'est déjà une belle surprise de constater que, même au niveau théologique, l'oecuménisme peut se vivre, ce dont je doutais pourtant en arrivant. L'oecuménisme ne peut pas se limiter à une simple reconnaissance d'une foi commune en Jésus-Christ, il se doit d'aller plus loin quitte à ce que le consensus soit plus difficile à obtenir.
Quoiqu'il en soit, au sein du groupe des stewards, il y a certes des dissensions, des divergences, mais je crois que nous allons pouvoir aller au-delà pour trouver les points de convergences.
Je trouve qu'il règne ici une certaine ouverture d'esprit (peut être changerai-je d'avis dans les prochains jours) qui permet de s'ouvrir aux autres, et de passer par-delà les différences de confession pour pouvoir discuter entre sujets libres, capables d'évoquer leur foi et de formuler leurs convictions.

Ce matin, qui correspond à la deuxième journée du programme introductif, nous avons eu un temps de réflexion autour du texte de Ruth au chapitre 3, sur les relations entre les genres (masculins, féminins) et sur la place de chacun dans le groupe.
Après cela, la coordinatrice du projet nous a communiqué une sorte de charte concernant les cas de harcèlement sexuel. En effet, étant donné qu'il y a autant de nationalité que de stewards (soit 26), chacun n'a pas forcément, au sein de sa culture, la même compréhension de ce qui peut être gênant pour l'autre ou non. Il s'agissait donc que chacun soit au clair avec les comportements proscrits, et ceux qui ne le sont pas, sachant que l'élément crucial qui permet de déterminer si une conduite est répréhensible ou non, est celui du consentement des deux personnes.
Là encore, l'idée est que le groupe puisse vivre sereinement, qu'on se sente bien au sein du groupe, et que nous puissions établir des relations de confiance avec chacun des stewards.

Pour ce faire, à la fin de chaque journée, et avant le repas du soir, nous nous réunissons en petits groupes appelés home groups, qui n'excède pas 5 stewards. Au cours de ce temps, nous faisons le bilan de la journée, et nous avons l'occasion de dire ce qui s'est bien passé, ce qui ne s'est pas bien passé, ce que nous aurions aimé faire en plus, mais aussi comment chacun se sent au sein du groupe.
Ces temps sont à mon sens important, pour que chacun puisse prendre la parole, même ceux qui sont les moins à l'aise en anglais.

Pour terminer ce billet, je ne pouvais pas ne pas évoquer la nourriture terrestre qui nous est servie abondamment à l'Académie (que je ne vous ai pas encore présentée du reste : http://www.oac.gr/ ).
Nous mangeons en effet remarquablement en Grèce, même si les plats qui nous sont servis ne ressemblent pas spécialement à de la cuisine locale : hier soir nous mangeâmes ainsi un repas italien (pizzas, spaghettis et tutti quanti), tandis qu'aujourd'hui à midi, le très fameux poulet-pommes de terre nous fut présenté à table. Enfin, que dire de la glace à la banane dont la couleur m'évoque davantage l'adjonction massive de colorants, qu'elle ne me laisse apprécier le plaisir de pouvoir déguster une crème glacée.
Heureusement, les « hérésies » ne sont pour l'instant que culinaires, et c'est en fin de compte tout à fait appréciable !

jeudi 23 août 2012

Voyage, voyage...


Pour ce premier billet, j'ai décidé de commencer en douceur. Les questions théologiques, ecclésiologiques et tous les gros mots de la même engeance arriveront bien assez tôt. Alors je vais vous parler de quelque chose de beaucoup plus prosaïque.
Vous le savez peut-être (mais peut-être ne le saviez-vous pas), j'ai l'honneur d'avoir été choisi pour faire partie d'un programme de Stewards à l'occasion du Comité Central du Conseil Oecuménique des Eglises http://www.oikoumene.org/fr/
Or, le Comité Central a cette année lieu en Crète. 
Pour aller en Crète à partir de la France, il existe deux solutions : la rapide, et la plus longue.
La plus longue, pour commencer par celle-ci, consiste à acquérir (ou louer) une embarcation, et à naviguer jusqu'à destination. La seconde, plus rapide, celle pour laquelle j'ai opté, consiste à s'embarquer dans un ou plusieurs avions, avec tous les à côtés inhérents à ce moyen de transport.

La journée commence donc à Lyon où je me rends à la gare pour prendre le train direction aéroport Charles de Gaulle.
Première surprise quand j'arrive sur le quai, un transfèrement de détenu était prévu dans la voiture où ma place était réservée. Voir une personne menottée, sévèrement encadrée par des gendarmes, même quand on croit être habitué, ça ne laisse jamais indifférent. Pendant le voyage somme toute tranquille, j'ai aussi croisé trois sœurs catholiques dont je ne m'aventurerais pas à dire à quelle congrégation elles appartenaient. Trois gendarmes, trois sœurs, l'équilibre était sans doute bon.

Mais le vrai voyage, celui qui devait me conduire hors de France ne faisait que commencer.
Premier avion à destination d'Athènes donc, un Airbus A 321 pour les connaisseurs, un moyen courrier. Et comme dans toute compagnie qui se respecte, les passagers avaient droit à un plateau repas, quand bien même il était déjà 15 heures lorsque nous le prîmes.
Puis déjà, intervint l'atterrissage, sans doute – avec le décollage – le moment le plus spectaculaire du vol.
J'avoue ne pas avoir du tout pu profiter du panorama d'Athènes, l'aéroport étant situé relativement loin de la ville : je n'ai même pas pu apercevoir l'Acropole depuis l'avion...décevant, mais j'étais déjà tendu vers mon objectif, à savoir, me rendre rapidement à la porte d'embarquement pour ne pas manquer l'avion qui devait m'emmener jusqu'à Chania, en Crète.
En sortant de l'avion qui venait de Paris, j'eus la surprise de rencontrer une malgache dont je savais qu'elle allait, elle aussi, participer au COE. Malheureusement (pour elle surtout), elle ne prenait pas le même avion que moi, et allait arriver tard dans la nuit en Crète. D'ailleurs à l'heure où j'écris, elle n'est toujours pas arrivée...

J'ai écrit au début de ce billet que je ne parlerais pas de théologie, mais impossible de me retenir lorsque au moment d'évoquer mon arrivée en Crète. Nous voilà à bord d'un taxi passant au dessus de la baie de Souda, plus grand port « naturel » d'Europe selon les dires de notre conducteur. Et, au détour d'un virage, j'ai eu la sensation de comprendre un peu davantage la poésie des récits de création de la Genèse : en effet, en Crète (comme sans doute sur la plupart des îles), l'expression de « terre émergée de l'eau », de terre asséchée prend tout son sens. Les montagnes se jettent littéralement dans la mer, l'île semble sortir de nulle part. Le séjour commence donc en beauté et le voyage en taxi qui dura près d'une heure, fut quasiment silencieux, tant les paysages à contempler étaient magnifiques.
La suite au prochain numéro !    

                                                                                                                NR



mardi 28 février 2012

Lourmarin – Pays D'aigues – Val de Durance

Le voyage de l'Amicale cette année se déroulera à Lourmarin...
Quelques précisions ...


DATES : Du Vendredi 23 au Dimanche 25 Mars 2012
LIEU : Gîte « Le four à chaux », Lourmarin (couchage)
PRIX : 30euros par personne. (Chèque ou espèces à remettre à Rémi ou Basile avant le 16/03/2012. Remettre ce chèque confirme la participation au voyage.)
HORAIRES : Départ : 14h30 à l'IPT – Vendredi 23.
                      Retour : 20heurs à l'IPT – Dimanche 25.

Et il ne faut pas oublier... :
-Un pique-nique pour le vendredi midi, à déguster à l'IPT, juste avant le départ.
-Un sac-de-couchage (draps + couvertures : fournis)

Temple de Peypin d'Aigues (Culte dimanche matin)
Au programme : Moments de détente et de partages, visites de villages vaudois (Mérindol, Cabrières-d'Aigues...), rencontres avec les paroissiens, balades, veillées ludiques, moments spi, dégustations...

samedi 11 février 2012

ERF on Tour, ze retour


Ces temps-ci, si vous zappouillez sur le site de l’ERF, vous tomberez sur un lien qui évoque l’aventure ERF on Tour 2011 : quatre théologiens (et demi) en vadrouille en Vendée au mois d'août dernier, à la rencontre des communautés, au coeur de l’aventure, de l’attendu et de l’inattendu, de petites et de grandes surprises.
Et c’est reparti ! La « bande à Benji », complétée de quelques « petits » nouveaux, reprend du service en 2012 et part dans l’Est...
Pour plus d’infos, allez jeter un œil au blog ERF on Tour. Vous y trouverez la confession de foi de l’équipe 2011 et les nouveautés mises à jour régulièrement. Vous pouvez aussi écrire à l'équipe pour plus d'infos.
Attention, hautement contagieux !

lundi 30 janvier 2012

Ô combien de Lourmarin

Voici enfin le message que vous attendiez tous : les détails sur notre traditionnel voyage annuel de l'Amicale.
Nous partons cette année, les amis, à Lourmarin. Après avoir espéré partir à Rome rencontrer nos homologues de la faculté vaudoise, nous avons dû en rabattre sur nos ambitions, aussi l'Italie ce sera l'an prochain, nous y travaillons d'ores et déjà. Cette année, nous irons donc sur les traces des vaudois du côté de Lourmarin. 
Ce sera le week-end du 23 au 25 mars, départ vendredi après-midi et retour dimanche soir. Au programme : visite du musée vaudois de Merindol, visite du village de Cabrères d'Aigues, son habitat troglotyte, son église, son temple, son moulin à huile et sa cave viticole, piques-niques partagés, soirées festives, un culte le dimanche à 10h à Peypin d'Aigues suivi d'un temps de partage avec la communauté... Ce qui est sûr c'est qu'on ne va pas s'ennuyer. 
La participation de chacun, grâce à une subvention du Conseil de faculté, se montera à 30 euros pour le séjour, hébergement en gîte dans un cadre magnifique, nourriture et transport compris. Nous disposons de 16 places, les inscriptions sont ouvertes, merci de vous inscrire au plus vite sur la feuille affichée à la salle Vincent. 

samedi 26 novembre 2011

Votez !


On ne va pas vous parler des élections à venir (encore que ça pourrait venir), mais de voter pour nous aider à organiser au mieux le voyage à Rome au printemps prochain, au cours duquel nous rendrons visite à nos collègues de la Faculté de théologie vaudoise.
Il nous faut savoir rapidement le nombre de participants, dont dépendent les réservations et les options du voyage.

Merci de répondre à ce premier sondage qui est dans la colonne de droite, ici —>

Qu'on se le dise ! Merci d'avance !